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Tous vos témoignages

Bonjour, voilà maintenant 1 mois et 10 jours que je suis malade. Tout a commencé le 16 mars, pris par un grand frisson au réveil, très  froid, et le nez congestionné. À partir de là, je ne pensais pas au Covid. Pour moi, c’était un rhume. Puis une semaine passe et là des bouffées de chaleur me prennent toutes les 30s, de 00h a 4h du matin. Je me dis que c’est le stress qui provoque ça. Le lendemain, toujours le nez bouché, puis frisson sur frisson. Et le lendemain, de nouvelles bouffées de chaleur, encore vers 00h jusqu’à 7h du matin. Là je me dis que le stress ne dure pas aussi longtemps. Avec ça, j’ai eu des éruptions cutanées pendant 1 semaine au pied et orteil. Lundi de la 3ème semaine, je suis resté allongé, fatigué et sans appétit. Puis je continue ma semaine en me disant que ça va passer. 4ème semaine, toujours nez bouché (j’ai utilisé du spay nasal, avis du médecin, huile essentielle mais rien). Ensuite la toux arrive, légère. Je me dis que c’est normal puis la toux se fait de plus en plus sentir… Sans être gênante. Avec ça, je dors 4h par nuit car l’insomnie commence à me prendre. 5ème semaine, la toux est moins présente mais se retrouve à être seche mais rare, et j’ai toujours ce nez qui est congestionné, et en plus j’ai une douleur à la colonne vertébrale, puis à la nuque et un peu dans les côtes. 6ème semaine, je suis bloqué de partout. Quand je tourne la tête, je sens des raideurs partout et des courbatures dans le dos… J’attaque ma 7ème semaine et je ne sais pas quand tout ça sera fini ni si c’est le Covid ou autre chose, mais je ne suis toujours pas guéri ni vraiment rassuré.
Bon courage à tous car être confiné c’est une chose, mais quand on est malade et que rien ne s’améliore sans être avec sa famille, ça devient très compliqué.

Aurelien
27 avril 2020

Bonjour,

Quand on a annoncé ce virus, ma vie s’est arrêtée : peur, panique, crise d’angoisse tous les jours, matin midi, soir, nuit. Plus j’essayais de contrôler, pire c’était. Je me suis rendue à plusieurs reprises chez mon médecin, cachets sur cachets. Rien n’y fait. La peur est toujours là. Ma vie d’avant ne sera plus jamais celle d’après. Je me suis déjà fixé de ne plus jamais sortir de chez moi, même une fois le virus fini. On peut dire que j’ai plongé dans une paranoria où je ne sortirais jamais. La peur est là et je n’arrive plus à rien contrôler. Comment je vais m’en sortir ? Je n’en sais trop rien. Je ne sais pas si des personnes vivent la même chose que moi, très certainement, mais pour ma part je n’en sortirai pas sans dommage. Je me suis renfermée sur moi-même en coupant la télé et tout ce qui ce passe dans le monde.

Rien, plus d’appétit, rien que d’essayer de manger me développe des crises, d’entendre la pub des gestes barrières me déclenche des crises. Et oui, malheureusement ma vie ne sera jamais comme avant.

Odile
Valet chambre hotel
26 avril 2020

Au début, je prenais tout ça un peu à la légère. Je me disais, avec mon entourage, “cela fait peur mais faut pas non plus que cela en devienne une parano”. Après avoir entendu que les écoles allaient fermer, cette fois-ci ça devenait un peu plus inquiétant. Là où je travaille, en maison de retraite, la direction a pris la décision de fermer l’établissement aux familles pour limiter les risques et le confinement en chambre, sage décision. Il est vrai qu’il y a cette peur au ventre, chaque matin au réveil, d’aller travailler et de se dire de bien faire attention à tout. Les gestes barrière plusieurs fois dans la journée, pour soi, pour les résidents et surtout pour les personnes avec qui on habite… Pour ma part, je vis avec ma maman qui a des problèmes de santé donc encore plus d’appréhension. Deux personnes interviennent, chacune leur tour, le temps que je travaille donc des risques supplémentaires. Masque et gel hydroalcoolique sont bien sûr à leur disposition et toute une mise en place pour une désinfection régulière des mains, poignées, etc. Ça en est devenu presque un toc car à mon retour du travail, je redésinfecte, ainsi que télécommande, etc. Le Siad de mon village intervient également mais, du fait de leur métier, elles connaissent les règles d’hygiène (du moins j’espère lol).
Une fois sortie de mon travail, je respecte comme de nombreuses personnes le confinement. Je dis nombreuses et pas tout le monde car, non, toutes les personnes ne le respectent pas.
Avec attestation à l’appui, je vais chercher mes courses au drive, pharmacie et voilà. Comme beaucoup, la famille, les proches nous manquent mais c’est ainsi. Nous n’avons pas le choix. Moins il y a de contacts, plus le risque est moindre.
Mais qu’en sera-t-il à partir du 11 mai ? Plus la date approche, plus j’ai peur. Moi, je ferai toujours très attention et je pense qu’on gardera pour certains ces gestes barrière, la distance, etc.
Mais quand est-il des autres ? Les bises, poignées de main, etc. Les gens feront toujours aussi attention ? Vont-ils relâcher la pression, oublier ? Je pense que oui, pour un pourcentage de gens. Vu qu’aujourd’hui un nombre de personnes ne respecte déjà pas les consignes. Avec le nombre de morts en France et partout dans le monde, les cas très graves, ceux qui ont échappé de justesse et les autres, c’est un virus qui fait plus que peur. Donc oui, l’après me fait peur car le fait d’être confiné, nous sommes un peu comme dans un cocon : peu de contact, moins de risque. Mais après le confinement, tout le monde va se retrouver et là c’est quand même l’interrogation. Va-t-il y avoir une deuxième vague ? Sera-t-elle encore plus grave ? Énorme merci pour toutes les personnes qui ont donné du 100 % aux malades, tous métiers confondus, et toutes les personnes qui ont travaillé de près ou de loin dans des conditions pas forcément bien pendant et après cette période de Coronavirus. Prenons soin des uns et des autres, en continuant les gestes barrière et le reste.

Sandrine
Agent d'entretien en EHPAD
26 avril 2020

J’ai la rage parce que les responsables de ce qui nous arrive sont les promoteurs d’un monde que nous ne voulions pas. Ces promoteurs de ce monde que nous ne voulions pas nous ont fait flirter avec des régimes politiques infréquentables, génétiquement nuisibles, violents jusqu’à la moelle. Nous serions dans une démocratie, dans une contrée libre, et pourtant c’est le totalitarisme que nous combattons depuis notre Révolution française qui aujourd’hui nous assigne à résidence et nous prive de nos libertés fondamentales. JAMAIS dans leur histoire tumultueuse les habitants de France n’ont été séquestrés comme ils le sont aujourd’hui. La cage est dorée, on mange, on boit (plus que de raison), on se distrait avec le multimédia, le ciel est bleu. Et puis aussi, nous sombrons dans une dépression inexorable, même si nous essayons de nous remonter le moral. Alors oui ! J’en veux à tous les chantres de cette économie folle qui nous obligent à mettre à la casse nos matériels et équipements pourtant en état de marche au nom d’une surconsommation, j’en veux à tous ceux qui ont joué avec le feu, j’en veux à tous ceux qui ne nous laissent aucun espoir. Parce que demain, si nous arrivons à nous libérer de cette saloperie, ils reviendront comme si de rien n’était. Ils ne connaissent ni la honte, ni la gêne, ni le remord. Ils seront simplement à nouveau présents pour décider à notre place de ce qui est bon pour eux. Ils seront à nouveau présents pour distiller le cynisme, l’ineptie, la réinvention de l’économie, de l’écologie. J’ai la rage parce que j’ai 60 ans et que je me souviens de mes 20 ans, et que je vois notre fille et notre fils de 26 et 23 ans et leurs ami(e)s qui sont en train de perdre le meilleur moment de leur vie, qui sont en train de commencer à parler de vie d’avant… J’ai la rage et aussi une grosse envie de pleurer.

Laurent ROUILLOT
Ingénieur en informatique
26 avril 2020

Le 17 Mars dernier, comme beaucoup d’intermittents du spectacle, nous avons été très vite confinés. Soucieux de notre protection et de notre santé, j’ai décidé de modéliser et d’imprimer un masque pour chaque personne de ma famille. Dès notre première sortie en public, devant le flot de questions de la part des personnes que l’on croisait, j’ai vite compris l’intérêt que les gens portaient à l’égard de ce masque. Je rappelle qu’à cette époque les autorités sanitaires clamaient son inutilité. Pourtant, une réelle demande de la part du public existait, en leur apportant un sentiment de protection supplémentaire durant les déplacements autorisés par le confinement : l’idée était donc à creuser.

Ceux qui me connaissent savent que je suis adepte de l’impression 3D par dépôt de filament. J’ai commencé à imprimer des masques de type FFP2 qui sont composés de 3 parties : une structure et 2 grilles contenant la masse filtrante. Cette masse filtrante est fournie en pharmacie et garantit une filtration des microparticules et micro-gouttelettes jusqu’à 99,9%. La structure quant à elle, de par sa forme générique, épouse parfaitement toutes les morphologies de visage (homme, femme et enfant).

Le 2ème élément qui m’a poussé à m’y intéresser davantage était la pénurie des masques en milieu hospitalier. Le prototype était prêt, les imprimantes aussi. J’ai donc entrepris d’imprimer quelques dizaines de masques offerts à des hôpitaux de ma région pour valider sa réelle utilité.

Très vite, ce type de protection a rencontré un très grand succès et la demande se faisait de plus en plus pressante. La réalisation de chaque masque prenait environ 4h30 et consommait énormément de filament 3D, produit qui devenait de plus en plus difficile à trouver compte tenu du confinement.

Pour élargir la diffusion de ces protections, il fallait optimiser le process. Un 2ème prototype a donc été modélisé, celui-ci est inspiré des visières intégrales pour le visage. La consommation de filament était considérablement réduite et le temps de fabrication n’était plus que de 20 minutes par unité. Le dernier avantage était que cette visière protégeait à la fois les voies respiratoires et les yeux. L’objectif était atteint. Une deuxième vague de distribution en milieu hospitalier et pharmacie a pu être faite. Sachant que ces masques répondaient à une norme ISO validant son utilisation par le corps médical.

Très gros succès, puisque 120 masques par jour sont produits et que le stock est en flux tendu. La distribution s’est donc étendue à certains médecins de ville, aux maisons de retraite, aux pompiers, mais aussi à tous mes voisins et aux livreurs.

Est apparue une difficulté pour se procurer le filament essentiel à la fabrication des visières 3D. Je suis donc entré en phase de recherche de sponsors et de mécènes pour me procurer cette denrée devenue rare. Certaines marques de filament 3D ont répondu présentes à mon appel, en m’offrant quelques bobines. Le Conseil Général de mon département à lui aussi entrepris de m’accompagner en activant ses réseaux et en me fournissant lui aussi des bobines de filament 3D.

Avec près de 300 masques et 2000 visières, j’ai le sentiment de participer à l’effort collectif pour la lutte contre le COVID19. Le fait d’avoir sans doute évité à quelques personnes d’être contaminées est aussi très gratifiant. Tout ceci grâce aux nouvelles technologies et aux nouveaux outils numériques. Enfin, dernier point ECOLOGIQUE à souligner, les filaments 3D que j’utilise sont composés d’amidon de maïs, 100% biodégradables, et n’utilisent aucun dérivé pétrolier.

Voilà pour mon retour d’expérience durant le confinement. L’aventure n’est pas finie, je vous propose de liker et de partager cette publication afin d’inspirer d’autres makers à reproduire de leur côté.

Pour ceux qui souhaitent participer à l’achat de filament :
http://www.leetchi.com/c/visieres-3d-soignants

Jeff FreeMAN
Intermittent du spectacle
26 avril 2020

Tout a commencé le jeudi 5 mars pendant mes vacances, avec un léger mal de gorge et le lendemain une légère fièvre 38°c. Rien de dramatique puisqu’on disait que le Covid était une grippe et que, quand j’ai une grippe, j’ai très facilement 41 de fièvre, donc aucune inquiétude. Je continue ma vie pensant que c’était un coup de froid.
Les jours passent et mon état se détériore. Légère insuffisance respiratoire, je sais que mes petites bronches sont mortes, que je fais de l’asthme à l’effort et que je fume beaucoup trop, alors je ne panique pas. Je prends sur moi, fais des exercices respiratoires et me soigne avec des produits bio (bouillon blanc et Sinuflor pour ceux qui connaissent). Traitement que j’ai arrêté puisque mon état ne s’améliorait pas.
Je reprends le boulot toujours mal, sensation de malaise, pique de fièvre mais jamais très élevé, essoufflement, vision trouble, et j’entends très mal. Mon patron me demande d’aller voir le médecin par précaution.
Le lundi 16, j’y vais. Plus d’une semaine s’est écoulée. J’explique mes symptômes et il me met en soupçon de Covid19, même si certains symptômes ne correspondent pas, avec comme seul traitement du Doliprane.
Et puis le lendemain, on annonce le confinement. Plus les jours passent, plus mes symptômes diminuent lentement mais sûrement. Je ne suis toujours pas persuadée d’avoir eu le covid19 puisque que certains de mes symptômes ne correspondent pas (problème avec les yeux et les oreilles) mais je maintiens les gestes barrière malgré tout par précaution.
Et puis un jour, on entend que les anti-inflammatoire naturels ne font pas bon ménage avec le Covid, ce qui explique que mon état se soit aggravé. Puis on vous dit que le cerveau est attaqué avec plusieurs symptômes et là vous commencez à y croire. Et puis vous vous rappelez soudainement que pendant quinze jours vous avez un peu plus assaisonné vos plats qui pour vous étaient normaux mais pour votre conjoint un peu surchargés. Et là vous faites la relation avec la perte de goût même si elle n’était pas totale…
Maintenant, je vais beaucoup mieux. Je ne cache pas que j’ai eu peur les moments où ma respiration était insuffisante mais j’ai tenu le coup.
J’attends avec impatience de faire un test sérologique pour vérifier que c’était bien le Covid.

Tout ça pour dire : ne prenez pas cette maladie à la légère mais n’en faites pas une psychose quand même.
Si pour vous elle n’a pas eu d’effet ou très peu, pensez aux personnes fragiles, car malheureuses. Aujourd’hui encore, alors qu’on parle de masques obligatoires, il y a encore beaucoup trop de monde qui ne respecte pas les gestes barrière.

Charlotte
Patissiere
26 avril 2020

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