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Tous vos témoignages

Il y a maintenant plus d’un an que mon beau-père a été emporté par la COVID-19, et je ne pourrai jamais oublié ce 6 avril 2020 lorsque le téléphone a sonné pour nous annoncer la terrible nouvelle, alors que je venais tout juste moi-même de sortir de 16 jours de lutte acharnée contre ce virus…
Dans la famille, nous avons été plusieurs à être touchés. Le 19 mars dans la soirée, j’ai présenté les premiers symptômes, courbatures et mal de gorge. Durant la nuit, la fièvre et la toux sont apparues et à partir de ce moment ce fut l’escalade… Sont venus s’ajouter les maux de crâne à se taper la tête contre les murs, amplifiés par la lumière, des douleurs dorsales terribles, nausées, diarrhées, vomissements, fatigue intense, difficultés respiratoires puis perte du goût et de l’odorat. A partir du 8ème jour, la fièvre est montée à plus de 40°C et le simple fait de me lever pour aller aux toilettes était une épreuve… J’avoue que pour la 1ère fois, j’ai eu peur de ne pas m’en sortir… Je pleurais toutes les larmes de mon corps à chaque prise de température lorsque je constatais qu’elle était toujours aussi élevée… Fort heureusement, mon corps a su résister grâce, je pense, à mon âge (52 ans) et au fait que je suis en bonne santé. Même si à ce jour, je suis encore très fatiguée, que ma mémoire me joue des tours et que j’ai beaucoup de mal à me concentrer.
Durant cette période, mon époux a lui aussi été malade, mais avec des symptômes moindres. Il n’a pas eu de fièvre, mais une grande fatigue et une perte du goût et de l’odorat, qu’il a eu beaucoup de mal à retrouver d’ailleurs. Il a été d’un grand soutien.
Mes beaux-parents ont été hospitalisés tous les 2 en même temps pour être oxygénés. Malheureusement, mon beau-père, diabétique insulino-dépendant et âgé de 92 ans n’a pas eu la force de se battre… Il est parti, seul dans une chambre d’hôpital, sans que son épouse ni ses enfants ne puissent lui tenir la main. La dimension humaine a été complètement occultée. Comment a-t-il vécu cette fin de vie… C’est la question qui nous taraude… Lui qui avait une grande famille… Qu’a-t-il pu penser ? 10 enfants et pas un pour l’accompagner dans ses derniers instants…
Mon beau-frère, qui avait été désigné personne de confiance, a été appelé. Il lui a été dit de venir très vite s’il voulait voir son père une dernière fois car la housse allait être fermée… La housse dans laquelle son corps a été mis, sans toilette mortuaire, sans vêtements, sans aucune dignité… Personne n’a eu le droit d’assister à la mise en bière.
L’enterrement fut un véritable crève-cœur. Nous n’avons pas eu le droit d’offrir une cérémonie funéraire digne. Il n’était autorisé que 20 personnes maximum, en comptant le personnel des pompes funèbres. Donc au départ, avec 10 enfants, les conjoints n’étaient pas acceptés… Nous avons expliqué que certains étant célibataires ou divorcés, nous étions 16 et nous avons obtenu le droit pour les enfants et beaux-enfants d’y assister, mais pas les petits-enfants… Imaginez-vous leur douleur… Je ne peux pas oublier le regard de mes nièces lorsque le fourgon funéraire est passé devant leur maison, elles étaient effondrées… L’enterrement fut court et très douloureux…
Nous avons le sentiment que l’on nous a volé le droit de lui offrir la cérémonie qu’il méritait, de l’accompagner jusqu’au bout comme il se doit et le cheminement du deuil est d’autant plus difficile dans ces circonstances. Mon mari n’y arrive vraiment pas, il a le sentiment d’avoir enterré son père comme un chien errant… de n’avoir pas pu lui rendre l’hommage qu’il méritait…
Je suis consciente que des milliers de familles ont vécu ce drame, mais en parler, j’en suis persuadée, peut aider…

Frédérique
Secrétaire de Mairie
16 avril 2021

Je ne suis pas atteinte de la COVID, je ne fais pas partie de ceux qui vont au front chaque jour : infirmiers, médecins, caissières, professeurs, etc. Mais je suis lycéenne.
C’est dur, c’est très dur. Cela fait plus d’un an que nos vies sociales sont bouleversées. Nous, adolescents, faisons partie de toutes ces victimes. Tout est incertain : le déroulement de nos épreuves du baccalauréat, notre entrée dans le monde des études supérieures et même notre santé mentale.
Si beaucoup le vivent bien, je fais partie de ceux qui en souffrent. Quand je vois les étudiants qui sont isolés, qui passent leurs journées devant un ordinateur, qui font des dépressions, des insomnies, et pire, qui se suicident, je me demande : “est-ce que l’année prochaine je ferais partie de ces étudiants?”.
J’aime aller au lycée, voir du monde, apprendre, m’amuser, et me voilà seule pour 4 semaines.
Je n’en peux plus, quand je repense à mes parents qui me disaient “tu vas voir, les années lycée seront les meilleures de ta vie”, j’ai une boule au ventre qui se forme. Quand je repense à mes aînés qui me disaient “profite de ta jeunesse” alors là, ça me met un coup.
De plus, je vois le BAC qui arrive à grands pas. Et ça m’angoisse tellement ! Pour la philosophie, nous avons fait la moitié du programme ? Peut-être un peu plus ? Déjà que cette nouvelle matière est difficile à suivre mais alors en distanciel c’est pire ! Pour le grand oral, nous le travaillons à distance, nos profs nous aident autant qu’ils le peuvent mais préparer une épreuve orale chez soi, sans indications, sans aide en direct, c’est difficile.
Je sais que nous, lycéens, ne sommes pas les plus à plaindre. Il y a le personnel médical, les caissières, les éboueurs, les professeurs, les étudiants et j’en passe tellement ! Mais nous souffrons aussi énormément, et j’ai l’impression que le gouvernement ne s’en rend pas compte, voire qu’il s’en fiche.
Je fais ce témoignage pour qu’on n’oublie pas que les lycéens ont souffert eux aussi. N’oublions jamais que la vie sociale est nécessaire.

Salomé
14 avril 2021

Petit frisson il y a deux jours avant d’attaquer ma journée d infirmière… J’ai un sale pressentiment et je me fais un pcr. Positif variant anglais.
Fatigue écrasante, nez bouché, mal à la gorge et à la tête, et des courbatures très intenses…
Suis isolée pour 10 jours… J’espère que les symptômes ne vont pas flamber… J’ai eu la 1ère dose Pfizer le mois dernier…
Suis porteuse d’une maladie auto-immune respiratoire donc pas très à l’aise dans mes baskets.
Je ne suis pas trop anxieuse car je relativise assez facilement…
J’en suis au 3è jour… On verra la suite

Nine
Infirmière
12 avril 2021

Salut à tous, alors déjà je m’excuse par avance des fautes d’orthographe. Bref, je suis une jeune maman de 29 ans avec une petite fille de 1 an et enceinte du 2eme et testée positive au covid le 31 mars. JE NE FAIS ABSOLUMENT RIEN ! J’étais très choquée d’être positive alors que vraiment je vois personne hormis mes parents. J’ai beaucoup de fatigue les 1ers jours, frissons, nausées, envie de dormir tout le temps. A ça on ajoute les hormones de la grossesse, l’angoisse ++

J’ai contaminé mon compagnon qui lui est testé positif 9 jours après alors qu’il avait fait 2 tests en pharmacie négatifs. Le pcr lui a révélé qu’il était positif au covid sans symptômes ! Heureusement. Aujourd’hui je suis à J+11 et j’ai mal aux poumons mais mon état de santé va mieux hormis la fatigue. Les médecins ne sont pas rassurants ni même le 15… franchement c’est le coup de chance avec cette maladie ! Qui malheureusement touche énormément de personnes. Je suis super attristée de voir que cette maladie nous divise. Bon courage pour tous ceux qui sont malades ❤❤❤❤ restons positifs et combattons pour ceux qui n’ont pas pu le faire ❤❤

Patricia
Mère au foyer
9 avril 2021

Cela fait maintenant 7 jours, symptômes, toux, température, courbatures, visage rouge écarlate, sinusite, yeux rouges (maladie du lapin 🐰 un petit peu de sourire)
Nausées, plus d’appétit, -4kg en très peu de temps. J’ai peur du lendemain, j’ai beaucoup de température, ce soir 39… J’ai peur d’aller me coucher, je suis très très très fatiguée.
J’aimerais que quelqu’un me dise que “ça y est, le plus gros est passé…”

Isabelle
Ouvrière viticole
10 avril 2021

Bonjour,
Je m’appelle Carine, j’ai 40 ans, je suis en couple avec 2 enfants (5 ans et 18 mois)
Je suis cas contact depuis dimanche et hier j’ai appris que j’étais positive
Au fond de moi, je le savais déjà puisque ça fait 4 jours déjà que j’avais de la toux,fièvre à 38, mal aux côtes et fatigue
Mais là de voir positif sur le papier, je fais de l’angoisse et la nuit je ne dors pas
Pourquoi?? J’ai peur !! Ça va mais je me dis “imagine cette nuit ou demain ça empire… tu ne connais pas cette maladie”
Alors j’aimerais parler à des personnes qui vivent ou qui ont vécu la même angoisse que moi pour me rassurer
Merci à bientôt

Carine
Conges parental
10 avril 2021

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